Conclusion

« Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. »
Nicolas Boileau, L'Art poétique

 

 

L'idée présentée dans ce modeste document est audacieuse, novatrice et créatrice. Exprimée de façon très synthétique, elle est une vue d'ensemble, qui n'empiète pas sur les détails du modus operandi de la profession bancaire. C'est finalement aux professionnels de la branche de déterminer le meilleur mode d'application de l'idée. Il serait donc dommage de rejeter le principe à priori, pour des questions de mise en pratique.

Il faudra de surcroît une nette volonté politique, une volonté de collaboration et un certain courage (pour ne pas dire indépendance d'esprit) pour mettre en œuvre cette idée. Une collectivité régionale aurait-elle l'audace de se lancer dans un tel développement ? Les nécessités futures exigeront peut-être des réponses à ces questions, comme elles le font déjà trop cruellement dans de nombreux pays qui n'ont malheureusement pas pu, su ou voulu corriger le tir avant les catastrophes et les faillites, pourtant annoncée. On peut s'en rendre compte en regardant l'état lamentable des finances de la France, officiellement déclarée en faillite lors d'un intervention parlementaire récente.1


 

 

Perspectives

Notre proposition est présentée sur une échelle de temps de l’ordre de dix ans. Et après ?

Eh bien, « après », pourrait bien arriver nettement plus tôt. Un ou deux ans suffiraient à rétablir une activité minimale pour l’État. Il lui faudrait cependant investir pour stabiliser la solution, qui, toute élégante qu’elle est, ne permet pas de résoudre le problème d’un Franc suisse de plus en plus dépendant des échanges internationaux, et menacé par la politique de la BNS.2

Soulignons donc en guise d'élargissement que cette idée ressort de la genèse de ce qu’on peut appeler un projet de société. Il s’agit programme nettement plus ambitieux et plus complexe dont la solution présentée dans ce document n'est en définitive qu'un sous-ensemble,facilement réalisable à court terme.

Notre proposition est destinée à circonscrire rapidement l'austérité et la perte de la paix sociale. Dans son aspect complet elle permet d’envisager une réponse définitive3, aux ambitions philanthropiques légitimes. Cette affirmation n’est pas de la forfanterie. Le projet complet est déjà conçu dans les détails et soutenu par un soubassement théorique conséquent4.

Certains pays tels que l'Équateur, loin de se résigner à une pauvreté endémique conçue par des calculateurs sans scrupule pour durer éternellement, semblent déjà désirer prendre par des moyens similaires5 leur destin en mains, hors des grands arènes financières remplies de lions anthropophages à l'estomac sans fond.

Sachons finalement rester patients. Dans un lâcher-prise serein conservons cependant la détermination d'être efficaces et de rester prêts à défendre les intérêts de notre beau canton. Ayons une vision d'avenir qui s'inscrit dans les tendances les plus opérantes en matière de pérennisation de la société valaisanne. Élargissons nos vues dans la dignité d’une une société qui se respecte et prend en mais sa propre destinée.

C'est en définitive la vocation de cette proposition.

 


 

 

1La France est en faillite selon Vincent Delahaye,sénateur (UDI-UC) de l'Essonne, https://www.youtube.com/watch?v=oFqX4-NtdEk , consulté le 14 juillet 2016.

2https://lilianeheldkhawam.com/bns/

3 www.valais-monetaire.ch  

4Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq, Une monnaie nationale complémentaire, 2011 éd Yves Michel, 5000 Gap.

5http://www.france24.com/fr/20150210-equateur-monnaie-electronique-virtuelle-bitcoin-dollar-correa-pauvres-dollar-etats-unis