Notion de monnaie honnête

 

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Les six critères de la monnaie honnête sont :

  1. Retirer aux banques le pouvoir de créer de l'argent
  2. Donner ce pouvoir à une instance  au fonctionnement transparent et démocratique 
  3. Créer de l'argent sans dette
  4. Assujettir la création monétaire à des objectifs décidés démocratiquement
  5. S'assurer que l'argent créé soit directement injecté dans l'économie réelle sans transiter par les marchés financiers 
  6. Assurer aux individus la transparence et le contrôle de la façon dont leur argent est investi

 

 

Au delà de cela, et sans rentrer dans les principes plus étendus de la théorie relative de la monnaie, une monnaie honnête, quelque soit la façon dont elle est mise en circulation, doit respecter des critères d’équité selon l’espace et le temps.

L’équité spatiale réside dans le fait qu'aucun protagoniste de la monnaie ne doit avoir d'avantage financier sur les autres, notamment en matière de création monétaire. Tous les acteurs sont égaux, pas de privilèges spécifiques aux professionnels comme c'est honteusement le cas à présent.

L’équité temporelle réside dans le fait qu'une monnaie doit être permanente, par conséquent ne pas constituer un dette à charge sur les générations futures au bénéfice des générations précédentes.

Avec les OPTZ on obtient donc un produit financier combinant ces deux avantages. La symétrie temporelle est obtenue par la non-nécessité de remboursement du principal due à la nature perpétuelle de l'obligation, les générations du futur n'héritant d'aucune dette ; et la symétrie spatiale découle d'un placement des vendeurs et des acheteurs sur pied d'égalité, conséquence d'un taux d'intérêt nul, ne nécessitant le versement d'aucun coupon.

Le fait d'avoir une obligation perpétuelle n'engendre aucune dette ni aucune spoliation de capital, ce qui respecte le principe du frein à l'endettement.

Le coupon annuel nul respecte le principe du frein au dépenses.

On peut donc déduire que les OPTZ permettent de passer de la monnaie-dette à la monnaie libre, sans rien changer au niveau législatif. C'est un passage en douceur qui profite en fait d'un vide légal concernant la nature de la monnaie bancaire, considérée comme un moyen subsidiaire de paiement sur le plan formel, mais acceptée comme moyen fiscal de paiement.

À ce niveau, bien malin qui est capable de faire la différence entre monnaie légale et monnaie bancaire, et cette confusion profite aux banques. D'un autre côté, ce vide légal peut être utilisé en sens inverse, pour créer de la monnaie libre au moyen des outils de création de monnaie-dette, pour autant qu'on les dépouille de leurs ergots de prédation qui font le beurre des sectateurs de la haute finance.

En dernière analyse, lorsque le peuple a validé le système du double frein, il a, sans le savoir, exprimé le souhait d'obtenir de la part de l'État un comportement responsable, qui ne peut pas être obtenu autrement qu'au moyen d'une monnaie libre.

La première réponse sensée au double frein est la monnaie libre de dette.